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Montres et horlogerie

Le classicisme en héritage avec la collection Cellini de Rolex

Rolex confirme son attachement aux montres traditionnelles avec la collection Cellini, une série de douze montres issues de son patrimoine horloger et animées d’un mouvement mécanique. Zoom sur cet avatar de l’élégance intemporelle.

Chronologie

  • 1968 : dépôt de la marque et du graphisme Cellini.
  • 2005 : édition de la Cellini Rolex Prince. Une interprétation contemporaine de la Prince, montre emblématique de 1928, équipée dans cette nouvelle version d’un fond transparent (saphir) qui laisse apparaître le mouvement et ses ponts ornés de motifs guillochés assortis au cadran.
  • 2014 : lancement de la nouvelle collection Cellini composée de :
    – 4 modèles Cellini Time,
    – 4 modèles Cellini Date,
    – 4 modèles Cellini Dual Time.

Piquée au cœur de la Méditerranée, l’Italie rayonne, s’imposant au début du XVe siècle comme l’épicentre du commerce – principalement de la soie et des épices – entre l’Asie et l’Europe. Tous les regards de l’époque sont rivés vers la botte des Médicis. La vanité des princes italiens s’aiguise, les poussant à dépenser sans compter pour dresser des édifices toujours plus monumentaux. Notamment à Florence, ville prospère et peuplée de grandes familles de banquiers. La riche capitale de la Toscane se taille sa place dans l’Histoire et bâtit son dessein de nouvelle Athènes. C’est dans ce contexte économique florissant que naît Benvenuto Cellini… Sculpteur et orfèvre de génie, l’homme aux mains d’or a marqué la Renaissance de ses œuvres, puis inspiré les générations suivantes par la force de ses mots. Premier artiste a avoir écrit ses mémoires, il relate dans La Vita sa vie aventureuse  et dissolue. Une autobiographie si vibrante et éprise de liberté que Berlioz s’en inspire en 1838 pour Benvenuto Cellini, un opéra vif, ardant et passionnel, au final magistral : Cellini faisant naître la statuette de Persée « dans un torrent de métal liquide ».

Sculpteur aux techniques d’orfèvre
Chef‐d’œuvre, le Persée est l’une des splendeurs exécutées par l’orfèvre pour ses commanditaires qui, à l’époque, ne sont autres que les papes Clément VII et Paul III, Cosme de Médicis ou encore le prestigieux mécène François Ier. Parmi les volontés du monarque, la célèbre Nymphe de Fontainebleau, cette créature nue aux courbes lascives sculptée dans la fonte par l’illustre Benvenuto Cellini. Pour cette œuvre comme pour la célèbre salière, également réalisée pour le compte de François Ier, l’artiste florentin applique à ses sculptures les techniques de l’orfèvrerie. Éprises de modernité dans leur exécution, elles ont la particularité d’exprimer dans un même temps un attachement au classicisme et aux figures antiques. La trajectoire de Cellini a inspiré la marque suisse qui a déposé le nom à la fin des années 60, sans pour autant donner de suite. C’est seulement en 2005 que Rolex accole le nom Cellini à sa réinterprétation de la Prince, modèle emblématique de 1928. Un one shot. Jusqu’en 2014, où Rolex décide d’apposer le nom de l’artiste florentin à une collection de montres résolument classiques reprenant les codes esthétiques de la marque. Douze garde-temps sculptés dans des matériaux précieux que sont l’or et le cuir, et animés d’un mouvement mécanique de haute précision.

Les héritières
Lignes très sobres, silhouette ronde, matières nobles et initions luxueuses, tout ce qui définit l’élégance de l’enseigne à la couronne a été conservé dans la collection Cellini.  Présentée à Bâle, en mars 2014, elle se compose de douze montres traditionnelles provenant du patrimoine horloger de la manufacture suisse. Chacun des modèles est animé par un mouvement mécanique de haute précision a remontage automatique élaboré par la manufacture. Figurent aussi les codes classiques de la maison : le boîtier en or 18 carats – or rose ou or gris –, le cadran rond, le diamètre classique de 39 mm et le fameux cannelé logé dans le fond du boîtier. La collection Cellini se décline en trois grandes familles que l’on distingue en observant la composition du cadran. Les modèles Cellini Time affichent les heures, les minutes et les secondes. Les modèles Cellini Date ajoutent une fonction de quantième indiquée par aiguille. Et les modèles Cellini Dual Time se dotent de deux fuseaux horaires et d’un indicateur jour/nuit prenant la forme d’un soleil et d’une lune. Chacune des trois familles est proposée en quatre déclinaisons s’articulant autour d’un cadran noir ou argent, d’un boîtier en or gris ou or rose, d’un bracelet en alligator noir ou brun. Et si toutes ces interprétations sont une expression du classicisme horloger, le modèle Cellini Date, équipé de son chronomètre en or Everose, de sa double lunette bombée et cannelée, de son cadran guilloché « rayons flammés de la gloire » et de sa petite aiguille en or indiquant la date comme sur les garde‐temps d’autrefois, s’inscrit déjà parmi les élégantes intemporelles. Une nouvelle fois, Rolex marque son époque et réaffirme son savoir‐faire avec une collection hyperélégante, très sobre, très chic, presque antibling‐bling. La marque est toujours là au bon moment…

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